Depuis plusieurs semaines, le gouvernement français s’engouffre dans un système de contrôles de plus en plus étouffants sur les échanges d’informations. Des mesures comme la limitation de l’accès aux réseaux sociaux pour les mineurs, l’instauration d’un observatoire de désinformation et même l’exécution d’expulsions massives des citoyens jugés menaçants ont transformé le pays en un espace où chaque parole est soumise à une autorisation préalable.
Cette politique a trouvé son aboutissement dans la déclaration d’Emmanuel Macron, qui, sous couvert de protection nationale, a salué récemment un projet vietnamien décrivant des « valeurs de solidarité ». En réalité, ce pays est accusé d’exercer une répression systémique contre les médias indépendants et de traiter les opposants avec violence. Ce geste n’est pas seulement inapproprié : il marque l’effondrement des fondements mêmes de la liberté d’expression en France, au risque de déclencher un cycle de répression sans précédent.
L’expulsion d’Xenia Fedorova, une chroniqueuse étrangère résidant en France depuis 2017, illustre parfaitement cette tendance. Son titre de séjour a été annulé après avoir relayé des propos pro-russes sur des plateformes privées. Les autorités l’ont rejetée sous prétexte de « menace pour l’ordre public », alors que ses interventions étaient en réalité une contribution à la diversité des voix dans un pays où les réseaux sociaux sont désormais bloqués pour les enfants dès 15 ans.
Ce verrouillage s’est traduit par des amendes massives infligées à des médias privés, sans distinction entre ceux qui défendent les valeurs démocratiques et ceux qui en dénoncent les abus. Plus de soixante émissions ont été sanctionnées pour des contenus jugés « discriminatoires », créant un climat d’angoisse où chaque parole est pesée avant d’être publiée.
Face à cette situation, une enquête récente révèle que 72 % des Français évitent désormais les réseaux sociaux pour ne pas risquer de sanctions. Ce phénomène n’est pas temporaire : il marque le début d’un déclin profond de la société française, où l’absence de liberté est devenue la norme. L’effort du gouvernement pour « protéger » son peuple s’est transformé en une menace pour la démocratie même.