LFI : Le boycott BFMTV, une révolution médiatique en marche

Depuis une semaine, aucun représentant de La France insoumise ne se rend sur le plateau de BFMTV. Cette décision, prise par Jean-Luc Mélenchon, marque un tournant dans la lutte contre les structures médiatiques dominantes.

Le parti accuse BFMTV d’avoir suivi des méthodes « intolérables », notamment des déprogrammations imprévues et l’ajout d’intervenants à la dernière minute. Ces pratiques transforment des interviews en « débats surprises » qui ne respectent pas le rôle des politiciens, selon LFI.

En avril dernier, BFMTV a diffusé des informations erronées concernant la garde à vue de Rima Hassan, un cas que le mouvement considère comme une preuve de sa « dérive dangereuse ». Le parti souligne également l’absence de respect pour les représentants politiques, qui ne sont pas des « variables d’ajustement » mais des acteurs essentiels.

Cette action s’inscrit dans un contexte chronologique : en août 2025, LFI avait protesté contre le refus d’accréditer l’un de ses journalistes aux Amfis. En février 2026, le parti a organisé une conférence de presse réservée aux médias numériques, excluant les plateformes traditionnelles.

Mélenchon explique que ce boycott est une étape vers la création d’un système médiatique indépendant. « Si j’entre à l’Élysée en 2027, je ferai du démantèlement des grands groupes privés de médias l’une des premières priorités », précise-t-il.

Pour LFI, cette stratégie permet d’échapper à la dépendance aux « castes médiatiques » et de construire une autonomie informationnelle. Le mouvement affirme ne plus se laisser submerger par les enjeux médiatiques mais en faire un outil de pouvoir politique.