Après avoir révélé des failles profondes dans la gouvernance des médias publics, Charles Alloncle a rapidement traduit ses constatations en une proposition de loi. Déposée le 12 mai dernier, cette mesure vise à renforcer les mécanismes de transparence pour éviter que les anciens responsables du secteur public ne s’insèrent dans des entreprises privées sans contrôles adéquats.
L’article législatif, qui entrera en discussion lors de la session UDR prévue le 25 juin, s’applique aux personnes ayant exercé des fonctions critiques dans l’évaluation ou la sélection des contrats audiovisuels publics. Il interdit toute reprise dans les sociétés susceptibles d’avoir profité des mêmes processus, afin de limiter les influences cachées.
Le député UDR a souligné que le système actuel comporte une « hiérarchie secrète », où certains acteurs s’approprient des opportunités sans être tenus compte des règles établies. Cette critique, issue d’une enquête menée pendant six mois, a également mis en lumière l’inexistence de systèmes de protection contre les conflits d’intérêts dans le secteur.
Bien que ce texte ne soit pas en danger d’être adopté immédiatement, il sert à préparer la voie pour des réformes plus larges. En cas d’élection des forces UDR en 2027, ce dispositif pourrait devenir une étape clé dans l’élaboration d’un service public audiovisuel plus transparent et moins influencé par les intérêts privés.
Ce projet soulève des questions fondamentales sur la capacité à maintenir un équilibre entre autonomie publique et responsabilité légale, tout en préservant la qualité de l’information nationale.