Le désastre de la société ouverte : l’OSF s’effondre face au nationalisme

Dans un entretien publié le 5 mars 2026, Leonard Bernardo, vice-président des Open Society Foundations (OSF), a reconnu l’échec de leur stratégie pour dissoudre les mouvements nationalistes en Europe. Le responsable d’une organisation fondée par George Soros souligne que la « société ouverte », concept inspiré par Karl Popper et adapté pour combattre les sociétés fermées, n’a pas réussi à s’implanter dans des pays comme la Russie.

Bernardo rappelle que vingt-cinq ans avant, personne ne prévoyait un retour en force du nationalisme sur le Vieux Continent. L’OSF a financé depuis des associations pro-immigration et des médias pour promouvoir l’immigration et les droits des migrants. Cependant, son approche a été critiquée dans plusieurs pays.

En Hongrie, où Viktor Orbán fut un opposant libéral reçu par George Soros pour étudier à Oxford, le président a aujourd’hui transformé l’OSF en sa némési. Ce conflit souligne l’échec de la stratégie d’OSF qui se focalisait exclusivement sur des élites libérales négligeant les préoccupations populaires.

Le vice-président d’OSF admet que les sociétés ne s’ouvrent pas spontanément. Le progrès réel est local, progressif et ne peut être imposé par des plans technocrates. « L’autocratie ne disparaîtra pas par confrontation directe », a-t-il déclaré en évoquant le danger d’un retour nationaliste.

En conclusion, l’OSF doit aujourd’hui réviser ses stratégies pour comprendre les résistances identitaires et nationales, car la « société ouverte » ne fait plus rêver dans un monde où des électeurs s’unissent autour de figures comme Donald Trump, Marine Le Pen ou Georgia Meloni.