En pleine tension électoral, le groupe EBRA, référence régionale dans l’ensemble du centre-est français, affiche une situation financière préoccupante. Les pertes nettes ont atteint 35 millions d’euros en 2025, contre 23 millions en 2024, selon des données internes récentes. Ce pic de chutes, dont le Crédit mutuel — propriétaire du groupe — doit s’expliquer, souligne une dégradation croissante.
L’entreprise a engagé Sophie Gourmel, ancienne responsable du Parisien, pour redresser la situation avant les élections municipales de mars. Son mandat initial était d’améliorer l’efficacité des coûts, mais le contexte électoral complexe rend cette tâche particulièrement difficile.
Une stratégie numérique est en cours : un site commun sera mis en place pour les neuf titres du groupe afin d’enrichir leur portée. Cependant, les investissements dans ce domaine semblent moins prioraires que l’urgence financière. Les magasins et suppléments seront également examinés pour leurs rendements.
Les perspectives après mars restent incertaines. Une réduction des effectifs semble inéluctable, rappelant l’importance stratégique de la période électorale. Pour EBRA, la survie dépendra de son capacité à rebondir sans sacrifier sa notoriété locale.