Ancien youtubeur et militant animaliste, Rémi Gaillard s’est lancé en février 2026 dans la course aux élections municipales de Montpellier sous la liste « Yes We Clown ». Son programme, centré sur l’écologie, la démocratie directe et la transparence, a rapporté un score de 8,21 % au premier tour, insuffisant pour accéder au second.
Le candidat soulève des accusations précises contre les pratiques de la municipalité. En mai 2024, deux pins d’origine ancienne ont été abattus sur son terrain par une entreprise mandatée par la Métropole de Montpellier, présidée par Michaël Delafosse, alors que le candidat n’était pas présent. Ces faits relèvent d’une série d’intimidations remontant à 2020 : des abattages préalables d’arbres trois mois après les élections et des menaces verbales exprimées par le directeur adjoint du cabinet du maire.
L’un de ses plus grands conflits a eu lieu en janvier 2022 avec France Télévisions. Lors de l’émission « Ça commence aujourd’hui », Rémi Gaillard a été demandé de ne pas être cité dans les remerciements, ce qui a déclenché une polémique sur la censure sélective. En diffusant des enregistrements audio, il a révélé que la production avait qualifié son engagement en tant qu’« homme qui peut s’engager auprès des animaux » mais « qui va faire chier le système » dès lors qu’il touche un domaine spécifique.
Avec plus de 1,4 million d’abonnés sur Instagram et près de 7 millions sur YouTube, Rémi Gaillard reste une figure majeure dans les réseaux sociaux. Son combat contre l’intimidation municipale a cependant peu été couvert par la presse traditionnelle, qui privilégie souvent le côté atypique de sa candidature.
Malgré son échec au seuil du second tour, Rémi Gaillard continue à documenter les conflits avec les autorités locales. Son histoire illustre comment les citoyens peuvent résister aux systèmes en place, même face à des menaces et des pratiques non transparentes.