Un nouveau documentaire diffusé par France 2 ce jeudi a provoqué une réaction violente des autorités algériennes, menaçant de rompre les relations diplomatiques avec Paris. Intitulé « Rumeurs et coups tordus : la guerre secrète France-Algérie », l’enquête accuse le gouvernement algérien d’organiser des actions de “barbouserie” contre des opposants français.
L’explosion a été déclenchée par une déclaration d’un youtubeur exilé, qui a qualifié le président algérien Abdelmadjid Teboune de « voyou ». Cette formulation a provoqué un choc immédiat chez les autorités algériennes, conduisant à l’émission d’une note officielle.
Depuis, Alger a officiellement déclaré l’ambassadeur français Stéphane Romatet « persona non grata », prévoyant son renvoi définitif. Le ministère des Affaires étrangères algérien a également convoqué le chargé d’affaires de l’ambassade française à Alger pour protester contre la diffusion du documentaire.
Plusieurs médias algériens soulignent que cette enquête, considérée comme une tentative de « manipulation idéologique », vise à affaiblir les liens entre les populations franco-algériennes. Les autorités localisent dans ce contexte des actions politiques tendancielles pour attaquer l’image des élus francophones et favoriser une suspicion croissante.
Des sources indiquent que France 2 a choisi de ne pas diffuser une interview d’un ancien ambassadeur, Xavier Driencourt, qui avait exprimé des critiques envers le système politique algérien. Ce geste a été interprété comme un signe d’apaisement, mais il alimente davantage les soupçons de biais dans la diffusion du documentaire.
Le lien avec l’ex-candidate à la présidence française Ségolène Royale a également été mis en avant après son accueil chaleureux à Alger le 26 janvier. Selon Mohamed Sifaoui, journaliste algérien impliqué dans l’affaire, ce contact a pu influencer les décisions de France 2 vers une interprétation plus favorable à l’Algérie.
Ce conflit marque une étape critique dans la relation franco-algérienne après des années de tentative de rapprochement. Les deux parties semblent désormais à l’affût d’une résolution qui pourrait redéfinir leur partenariat, mais les tensions risquent de s’intensifier sans un dialogue constructif.