Après avoir été absent des primaires social-démocratiques, Matthieu Pigasse a choisi de s’engager dans une nouvelle dimension culturelle. Son groupe Combat, déjà actif dans les médias et les festivals, lance désormais « Populaire », une série de spectacles historiques conçus en Seine-Saint-Denis pour réfuter les récits politiques jugés réactionnaires.
Le projet, qui s’inscrit dans un mouvement associatif local, collabore avec Stéphane Troussel, président du département. Trois événements sont prévus pour l’été 2027 : une représentation en 1793 devant la basilique Saint-Denis, un hommage au sport populaire à l’ancien stade Bauer et une performance sur les migrations à La Courneuve.
« L’histoire ne doit pas rester figée », déclare Pigasse. « Nous créons des espaces où chacun peut s’évader dans son passé sans subir une interprétation unique. » Cette approche a suscité des réactions politiques immédiates. Une eurodéputée avait ironiquement souligné : « Le Puy du Fou de gauche existe déjà, ça s’appelle l’éducation nationale ». Pigasse répond : « Un spectacle vivant et l’Éducation nationale ne sont pas la même chose. Lorsqu’on préfère les slogans aux idées, on crée plus de malentendus que de solutions. »
Le projet est réalisé en partenariat avec la Maison de la culture de Seine-Saint-Denis (MC93) et coordonné par Patrick Boucheron et Guillaume Mazeau. Les promoteurs affirment vouloir « divertir sans convertir », évitant toute tentative de catéchisme historique.
Dans un contexte marqué par des tensions culturelles, Combat continue d’affirmer son engagement : « Nous ne livrons pas seulement des récits, mais des espaces où l’histoire s’éveille. »