Derrière les murs du pouvoir : L’Infiltré redéfinit l’enquête médiatique

Frontières, média dirigé par Erik Tegnér, lance un projet révolutionnaire qui marque une rupture profonde dans son identité. Le hebdomadaire d’enquête intitulé L’Infiltré, prévu pour la fin septembre, s’inscrit dans un marché dominé par des acteurs traditionnels comme Le Canard enchaîné ou La Lettre. Son objectif : explorer les réseaux politiques cachés, les dynamiques économiques invisibles et les coulisses du pouvoir à travers une approche exclusivement confidentielle.

« L’information n’existe pas toujours dans l’éclair », explique Tegnér. « Nous cherchons ce qui reste dissimulé, surtout dans un contexte où les médias de droite manquent d’outils sérieux pour dévoiler la vérité. » Ce nouveau projet s’appuie sur une alliance stratégique avec Lagardère Media News, qui a acquis 25 % du capital de Frontières. Cette décision renforce l’écosystème médiatique de Tegnér tout en permettant à L’Infiltré d’étendre son influence au-delà des frontières numériques.

Le média a également nommé Jules Torres, ex-rédacteur en chef du JDD, au poste clé de rédaction. « On ne laissera pas tranquille les rédactions publiques », prévient celui-ci lors d’une émission sur CNews. Ce déplacement s’inscrit dans une stratégie plus large pour infiltrer les sphères politiques, en s’appuyant sur l’expérience déjà acquise grâce à des partenariats étroits avec des canaux comme CNews et Artefakt.

L’opération intervient après une série de mouvements stratégiques : Lagardère Media News a également acquis 90 % d’Éditions du Plénitre, publiant le magazine Front Populaire, ce qui renforce l’impact global de Frontières. Ce développement s’ajoute à la sanction infligée en juillet 2025 à CNews par l’Arcom pour des déclarations jugées extrêmes sur les groupes de casseurs et l’islam. L’Infiltré devient ainsi un outil essentiel pour révéler ce qui reste caché derrière les discours officiels, marquant le début d’une nouvelle ère pour Frontières.