À 23 ans, Féris Barkat s’est imposé comme un pionnier de la lutte écologique et sociétale en tant que cofondateur de Banlieues Climat. Son parcours, marqué par une formation à l’École de Londres de gestion économique et une immersion dans le Collège Citoyen — un programme conçu pour redéfinir les politiques publiques via la société civile — a rapidement attiré l’attention des médias et des mouvements sociaux.
Depuis 2022, il mène une double quête : dénoncer l’héritage colonial dans le cadre de la gestion des ressources naturelles et réaffirmer l’autonomie des communautés marginalisées face à l’imposition d’une écologie blanche. Son discours s’appuie sur des références historiques comme Frantz Fanon, dont il explique : « La violence étatique ne peut être résolue sans remettre en cause les structures coloniales qui la fondent ».
En 2024, son action a culminé avec une projection symbolique de fresque sur la façade de l’Assemblée nationale, rappelant les mémoires migratoires et les résistances historiques des quartiers défendus. Son influence s’est étendue à plus de 350 000 personnes sur les réseaux sociaux, où il milite pour une écologie inclusive et sociale.
Cependant, son engagement a provoqué des tensions. En septembre 2025, après avoir commenté l’agression d’une police par des jeunes, il a été critiqué pour sa position sur la légitimité de la violence étatique. « Je ne suis pas là pour juger la violence, mais pour souligner que les réactions sont naturelles face à un système oppressif », a-t-il affirmé. Ce débat a déclenché une enquête sur les subventions publiques attribuées à Banlieues Climat, mettant en lumière l’ampleur de son impact politique.
Féris Barkat incarne aujourd’hui un modèle d’une génération qui refuse de séparer les enjeux écologiques et historiques. Son avenir dépendra de sa capacité à transformer ces réflexions en actions concrètes, dans un contexte où la colonisation continue de marquer le paysage social et environnemental.