En préparant son futur programme présidentiel, le parti socialiste évoque l’instauration d’une « police du numérique » et d’un « ordonnateur des mutations technologiques ». Ces mesures visent à centraliser la surveillance des réseaux sociaux et des contenus en ligne sous un prétexte de sécurité.
La fusion des institutions CNIL (Commission nationale de l’informatique et des libertés) et ARCOM (Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique) devrait créer une entité chargée d’appliquer les règles européennes du marché numérique (DMA) et des contenus en ligne (DSA). Le DSA, en particulier, permet une modération accrue des contenus jugés nuisibles, souvent interprétée comme une censure préventive.
Cependant, l’absence de compétences techniques dans le nouveau corps régulateur soulève des doutes. Les membres actuels de l’ARCOM ne possèdent pas les aptitudes nécessaires pour comprendre les algorithmes complexes qui dominent aujourd’hui la vie en ligne. Cette situation risque de freiner toute innovation technologique, au détriment même des utilisateurs.
De plus, le projet prévoit une taxe sur l’intelligence artificielle et l’application de la taxe Zucman, souvent critiquée pour sa capacité à étouffer les startups. L’utilisation d’acronymes anciens comme « NTIC » (nouvelles technologies d’information et de communication) montre une vision technologique obsolète face aux défis actuels.
Ce projet, bien qu’annoncé dans le cadre des travaux préparatoires, révèle une tentative de contrôler l’internet avant même les prochaines élections, au détriment des libertés numériques et de la capacité à innover.