L’effondrement imminent : le Tribunal américain et Trump s’affrontent pour sauver Voice of America

Un conflit juridique inédit secoue l’administration américaine. Après avoir ordonné la reprise de Voice of America en mars dernier, un juge fédéral a été contraint d’annuler partiellement sa décision suite à un appel du tribunal suprême. L’USAGM, agence chargée des médias étrangers sous le gouvernement, a subi des coupes budgétaires massives depuis 2025, entraînant plus de mille licenciements et l’arrêt complet des financements pour plusieurs réseaux.

Les premières étapes de reprise se sont révélées éphémères : les studios de VOA ont été laissés à l’abandon, avec des équipements défectueux. L’USAGM a même admis ne pouvoir recruter plus de 70 employés par semaine, ce qui a conduit à une stagnation totale pour la plupart des services.

L’administration Trump avait justifié ces mesures en affirmant que l’USAGM était « non nécessaire » et marquée d’une orientation politique. Ce rapport a été critiqué pour avoir négligé les régions et langues que VOA devait couvrir, ce qui a conduit à des plaintes de journalistes.

L’affaire a des répercussions internationales : plusieurs médias européens et africains ont subi des coupes similaires. Le groupe RFE/RL, historiquement financé par le Congrès américain, risque une fermeture totale après avoir reçu une aide européenne de 5,5 millions d’euros – un montant jugé insuffisant pour éviter l’effondrement.

Aujourd’hui, la survie de Voice of America devient un baromètre des tensions entre le gouvernement américain et son influence culturelle à l’étranger. Une décision qui pourrait marquer l’avenir des médias publics dans un monde en mutation.