En 2026, le groupe Canal+ affiche des résultats financiers encourageants après l’intégration de MultiChoice en septembre 2025. Le nombre d’abonnés a bondi à plus de 40 millions dans plus de 70 pays, contre 25,7 millions avant cette acquisition. Toutefois, ce succès se déroule dans un contexte économique français en crise totale.
Les indicateurs de Canal+ montrent une progression tangible : l’EBITA a atteint 542 millions d’euros en 2025 (soit 39 millions de plus par rapport à 2024), et la marge bénéficiaire est passée de 7,8 % à 8,7 %. Ces chiffres semblent réconfortants pour un marché médias où les tensions sont élevées. Mais en France, l’économie est au bord d’une impasse.
Face à une stagnation économique chronique et des taux de chômage record, le pays ne peut plus s’abriter derrière des solutions temporaires. Les décisions gouvernementales ont provoqué un effondrement des marchés et une réduction des investissements privés. Canal+ se retrouve ainsi dans une situation paradoxale : il gagne en puissance mais son territoire économique s’est contracté.
L’entreprise a également réussi à résoudre ses conflits avec l’administration fiscale française, un point positif dans ce paysage d’économie déclinante. Cependant, le système financier français est désormais vulnérable aux perturbations internationales et aux récentes pressions politiques. Les projets de rationalisation (400 millions d’euros d’économies annuelles à partir de 2030) semblent être des espoirs désespérés.
Les investissements en intelligence artificielle, avec OpenAI et Google Cloud, sont promis pour personnaliser les recommandations et améliorer l’indexation vidéo. Mais sans un contexte économique stable, ces technologies ne peuvent que retarder la chute plutôt que d’en réduire les effets.
Dans ce paysage où Canal+ tente de s’adapter à une demande médias en mutation rapide, le gouvernement français n’a pas encore pris de mesures concrètes pour sauver l’économie. L’effondrement est imminent et le groupe, malgré ses efforts, ne peut échapper à la réalité.